Maigrir rend-il vraiment plus heureux ?
- virginie sauvage
- 18 août 2025
- 2 min de lecture

C’est une question que beaucoup de mes patientes me posent : « Si je perds du poids, est-ce que je serai enfin bien dans ma peau ? ».
Les psychologues rappellent souvent que la perte de poids seule ne suffit pas pour être heureux. Et ils ont raison… mais ce n’est pas toute l’histoire.
Dans cet article, je vous explique pourquoi le poids n’est pas qu’une affaire de balance, et comment il peut parfois être nécessaire, dans un cadre thérapeutique, de perdre du poids pour améliorer sa santé et son bien-être.
Maigrir ne règle pas tout
Il arrive que certaines personnes perdent du poids, parfois beaucoup, et découvrent qu’elles ne se sentent pas mieux pour autant. Pourquoi ?
Parce que le mal-être intérieur ne disparaît pas avec la balance. Si on espère que la perte de poids va régler des difficultés liées à l’estime de soi, aux émotions, aux relations, ou encore au stress, la déception peut être grande.
Parce que l’image de soi ne suit pas toujours. On peut avoir changé physiquement, mais continuer à se percevoir comme “avant”.
Parce que les régimes restrictifs apportent souvent plus de frustration que de liberté : obsession de la nourriture, culpabilité en cas d’écart, effet yo-yo…
En clair : si on ne travaille pas sur le comportement alimentaire et le rapport à soi, maigrir ne suffit pas pour aller mieux.
Quand maigrir est thérapeutique

À l’inverse, dans certaines situations médicales, perdre du poids devient un véritable traitement.
Par exemple :
Diabète de type 2 : une perte modeste de poids peut améliorer la glycémie et réduire la prise de médicaments.
Syndrome métabolique et risque cardiovasculaire : réduire la masse grasse diminue la tension artérielle, les triglycérides et le cholestérol.
Apnées du sommeil : une perte de poids améliore nettement la respiration nocturne et la qualité du sommeil.
Douleurs articulaires et arthrose : quelques kilos en moins soulagent considérablement les genoux, hanches ou dos.
Dans ces cas-là, maigrir n’est pas seulement une question d’esthétique, mais une nécessité médicale pour améliorer la qualité de vie.
Et ces améliorations physiologiques ont un impact psychologique positif : moins de fatigue, plus d’énergie, plus de mobilité, plus de confiance.

Le poids : un symptôme, pas une cause
Le poids est le reflet d’équilibres ou de déséquilibres : alimentation, activité physique, sommeil, stress, émotions, santé hormonale… Ce n’est jamais la cause unique.
C’est pourquoi l’accompagnement que je propose ne se limite pas à “faire maigrir”.
Nous travaillons ensemble sur :
Le comportement alimentaire
La gestion des émotions et du stress
La mise en place d’habitudes durables
L’équilibre global de vie
La perte de poids devient alors une conséquence naturelle et progressive, quand elle est nécessaire.
En conclusion
Non, maigrir ne rend pas forcément plus heureux si on ne traite pas les causes profondes du mal-être.
Oui, maigrir peut améliorer la santé et le bien-être quand il s’agit d’un objectif thérapeutique, accompagné et adapté.
Le vrai but n’est donc pas seulement de perdre du poids, mais de retrouver un équilibre durable – physique, psychologique et émotionnel.
Et c’est cet équilibre qui, à long terme, amène un véritable mieux-être.





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